L’AOP Fromage de Langres, celui qui se creuse

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Chers Lecteurs,
Je vous ai un peu abandonné ces derniers mois mais comme les hirondelles et le Printemps, voici le retour de Rossini’s Girl !
Aujourd’hui je vous reparle de mon fromage préféré L’AOP Fromage de Langres dont je vous avais déjà parlé ici.

En effet, j’ai eu la chance de partir en contrées langroises ces dernières semaines ; l’occasion pour moi de mener l’enquête mais surtout de rapporter quelques beaux spécimens de ce merveilleux fromage…

Que faut-il savoir ?

C’est un fromage à pâte croûte lavée, au lait de vache, qui a la particularité de ne pas être retourné ; cette caractéristique est à l’origine de la fontaine unique située sur le haut de sa robe : on dit qu’il se creuse !

Sa couleur : une robe orangée qui se fonce selon le degré de maturité avec un coeur blanc bien caché

Sa texture : crémeuse qui devient presque coulante quand la maturation est à son maximum

Son goût : un savant mélange entre le Chaource et l’Epoisse mais ne vous y trompez pas, contrairement à ce que l’on pense, il n’est pas fort, il a du caractère – sinon c’est qu’il est ammoniaqué et donc trop vieux…

Son terroir : bien défini dans un triangle situé entre Langres, Chaumont, les Vosges et 4 villages de la Côte d’Or). Il bénéficie d’une AOC depuis 1991 et de son AOP depuis 2012

Sa fabrication : Il est fabriqué par seulement trois producteurs dont l’un d’eux est producteur-fermier (au lait cru)

Il s’en produit 530 tonnes environ par an, autant vous dire très peu… c’est donc un fromage de connoisseurs !

Ayant rapporté quelques exemplaires du Pays Langrois, j’ai convié quelques copines (Anna, Birgit, Valérie) à imaginer quelques recettes originales.

Anna nous accueillait chez elle et nous avons passé une après-midi savoureuse et créative !

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Je vous invite à découvrir nos recettes chez Valérie, avec les Cromesquis Langres-Escargot (le terroir toujours le terroir), et la salade de Puntarelle et Ugly accompagné de tartines gratinées de Langres chez Birgit !

Mais nous aurions pu imaginer bien d’autres associations…

Si vous voulez d’autres infos, n’hésitez pas à vous rendre sur le site de l’AOP ici.

Et vous avez-vous déjà goûté au Fromage de Langres ?

@ bientôt

NB : mon préféré est celui de Nicole Barthélémy (51 rue de Grenelle Paris 7ème). J’aime bien également celui de Charles à la Fermerie, dont je vous ai déjà parlé…

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Testfood du jour : les très beaux et bons gâteaux de la Maison Chaudemanche @Houlgate

Il y a 5 ans et 1 jour, nous nous marions – civilement – avec un sublime Tom Pousse (une sorte de mille-feuilles à tomber) de la Maison Chaudemanche à Houlgate !
Aujourd’hui en souvenir, nous dégustons ces merveilles que je ne peux que vous recommander…
Bonne fin de week-end à tous !
@bientôt

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Le Tarte Tropézienne ou le « gâteau Chouquettes »

Nous avons la chance de passer nos vacances d’été dans le Var à côté du célèbre port de St Tropez et – vu le temps gris qui nous plombe aujourd’hui…- je voulais mettre un peu de soleil sur mon blog avec la célèbre Tarte Tropézienne !

Recette toujours copiée mais jamais inégalée, la Tarte Tropézienne a été élaborée par Alexandre Micka, d’origine polonaise qui a débarqué en Provence avec les Américains dans les années 50. Il ouvre une boulangerie place de la Mairie et propose alors une brioche à la crème dont la recette s’inspire de celle d’une de ses grand-mères…

C’est à l’arrivée de l’équipe du film « Et Dieu créa la femme » en 1955 et grâce à Brigitte Bardot que la pâtisserie est alors baptisée la Tarte Tropézienne…

La Tarte Tropézienne devient alors aussi célèbre que le joli port qui l’héberge et devient LE dessert incontournable de cette belle région !

La Tarte Tropézienne c’est aujourd’hui entre 1000 et 1500 exemplaires qui sont fabriqués en haute saison avec un pic de plus de 2000 pièces au moment du 15 août ! L’entreprise utilise de ce fait 250 000 kg de crème par an et plus de 850 tonnes de farine par an… Un monument – de la Place des Lices qu’il faut absolument goûter au moins une fois !

Pourquoi nous l’aimons ?

Parce qu’elle nous rappelle nos vacances, l’insouciance du soleil, de la mer, de la plage et des moments passés à l’ombre des pins parasols en famille…

Parce que nous avons 2 anniversaires (celui de Monsieur Rossini et de Loulou n°1) à cette époque de l’année et que c’est le gâteau que nous choisissons pour célébrer ces moments importants…C’est à l’une de ces occasions que Loulou n°1 a rebaptisée la Tarte Tropézienne « Le Gâteau Chouquettes » !

Parce que c’est bon et que nous sommes gourmands !

Nous la préférons dans sa version originale mais elle existe aussi en version aux fruits avec des framboises et en version mini (Baby Trop’) très jolie pour un buffet d’été ou un café gourmand…

Si vous voulez plus d’infos… le site de la Tarte Tropézienne ici

@ bientôt !

Le fromage de Langres

Lorsque je compose un plateau de fromages, mes origines langroises se réveillent alors et je choisis – surtout lorsque je me trouve devant l’étal d’excellents fromagers- sur un Langres de la dite région, malheureusement peu connue entre la Champagne et la Bourgogne, patrie de Diderot, dont je suis issue par ma mère.
L’on y trouve donc le fromage éponyme que je voudrais vous faire connaître.
Celui-ci qui a reçu l’AOC en mai 1991 (des détails sur le site ici) est une merveille !
Serais-je quelque peu chauvine ?
Son signe distinctif : une fontaine, ou cuvette, qui se creuse au cours de l’affinage.
Son aspect : sa robe est orangée – du plus clair au plus foncé selon son vieillissement- il est cylindrique avec le haut creusé. Son coeur est blanc tirant vers le crème à maturité.
Son goût : pour ma part, je l’aime très peu affiné donc crémeux voire crayeux au coeur et en bouche son goût est aux confins des ses voisins, entre le Brillat Savarin (qui est proche géographiquement) et l’Epoisse.
Détrompez-vous il n’est pas fort, c’est ce qui fait sa typicité fromagère !
Attention : certains revendeurs que je ne citerai pas, essaie de vous faire croire que c’est très affiné qu’il se déguste… ne suivez pas leur conseil, il serait ammoniaqué au goût – mais qui aime l’ammoniaque en fait ?-
Où le trouver : mon préféré est celui de Nicole Barthélémy (51 rue de Grenelle Paris 7ème). J’aime bien également celui de Charles à la Fermerie, dont je vous ai déjà parlé…

Et vous ? Si vous ne deviez emporter qu’un seul fromage sur une île déserte, lequel prendriez-vous ?
A bientôt,
Si ça vous intéresse, le site du tricentenaire de la naissance du père de l’Encyclopédie.

La Fermerie de Charles

Ceux qui me suivent sur Facebook, ont vu mon engouement à relayer la semaine dernière, l’information selon laquelle La Fermerie à Levallois a reçu le prix du meilleur fromager de l’année remis par le Pudlo, le guide de Gilles Pudlowski (le détail ici).

Pourquoi donc ? La démarche de ce fromager ayant passé quelques années aux services de Bongrain, est simple : faire découvrir des fromages mais pas que… l’affinage, la recherche du bon producteur…

Le week-end dernier donc, les papilles aiguisées et alors que nous étions invités, j’ai décidé de demander à Charles de me composer un bouquet d’un parfum quelque peu entêtant. En lieu et place des traditionnelles fleurs ou de la bouteille de vin, il m’a donc choisi quelques fromages : un Langres (je vous en reparlerai ultérieurement), un Abondance et un Chèvre.

Alors, si votre chemin vous mène à Levallois, sa boutique est face au marché couvert et je ne peux que vous le recommander…

A très bientôt,

La Fermerie, 37 rue Carnot 92300 Levallois Perret

Le Canard Laqué de Monsieur Lim

Avec quelques proches amis, nous avons depuis quelques années, une adresse incontournable où nous nous retrouvons pour nous détendre, festoyer et bien entendu nous régaler !

Il s’agit d’un restaurant asiatique (Chinois, Cambodgien) qui se trouve au 9 rue de Ponthieu, chez Lim, juste à côté de la rue Jean Mermoz. Son patron, qui est aux cuisines également pour les ‘soirées spéciales’ comme celle dont je vous parle, nous connait bien ! Cette adresse, à deux pas des Champs Elysées, est surtout connue de celles et ceux qui travaillent dans le quartier. Aussi, nous apprécions le fait que parfois, celui-ci soit un peu calme, ce qui nous fait dire que nous y sommes comme chez nous !

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Nous voulions donc fêter dignement la nouvelle année un soir ainsi que notre retour de voyage Outre-Atlantique (je vous en reparlerai dans un prochain article). Nous avons donc passé commande quelques jours auparavant d’un canard laqué traditionnel, à la pékinoise, avec, pour débuter, la peau du dit canard en petites crêpes…

Pour la petite histoire, cette recette est vieille de plus de 600 ans et a été très en vogue à la cour impériale de la dynastie Ming notamment… Toute l’histoire est , sur le site officiel de Pékin 2008.

La dégustation de ce plat se fait en 3 étapes :

– les petites crêpes avec la peau craquante et juteuse, la ciboule et la sauce ho-sin (sauce barbecue pour les occidentaux que nous sommes)

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– la chair du canard, tout juste découpée et préparée au wok : pour nous c’était un accompagnement gingembre/ciboulette absolument excellent : plein de saveurs, de textures, miam !

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– et enfin le bouillon parfumé avec les os du canard : le nôtre était à base de chou chinois et de coriandre entre autres.

Nous nous sommes tout simplement régalés !

Alors n’hésitez pas à vous rendre à cette bonne adresse, ce cher Monsieur Lim vous fera le meilleur accueil.